08.01.2010

Comme un respire

 

 

Trombes d’eau…

                              … et puis plus rien.

 

 

Comme si tout s’était arrêté

Comme le grand vide après la foule

Comme le silence après la colère

Comme le calme après la tempête

Comme le point d’orgue après la fugue

Comme dans la sixième symphonie

 

 

Tout devenait alors perceptible, plus de troubles, de pollutions, de fond sonore. Chaque sens en éveil dans une atmosphère complètement translucide. Peut-être une sorte de retour au point zéro, une nouvelle virginité.

 

C’est là… dans les feuillages encore larmoyants, sous l’humus encore imbibé, des cliquetis, des craquetis, des vibrouillis dans les pianissimi…

Et puis, dans les hautes cimes fumantes et vaporeuses, des sifflements, des chuintements… comme un respire.

 

 

Mais qui ?

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